Un but de Zlatan Ibrahimovic sur penalty a suffi à l'AC Milan pour remporter le derby face à l'Inter (1-0), et rester en tête de la Serie A, un point devant la Lazio et six devant sa victime du soir.
Difficile de savoir si ce court succès de l'AC Milan contre son grand rival, l'Inter (1-0), sera décisif pour le titre. Mais le but inscrit par Zlatan Ibrahimovic dès la cinquième minute, sur un penalty qu'il s'est lui-même procuré en enrhumant Lucio et Materazzi, vaut cher. L'ancien joueur de l'Inter n'a pas fait de sentiment en le transformant en force, sur la droite de Castellazzi. Pendant la première demi-heure, l'attaquant suédois a d'ailleurs été dans tous les bons coups, bien concentré sur son sujet. Il avait pourtant prévenu : les sifflets de ses anciens supporters allaient le motiver. Avec un peu plus de réussite, il aurait pu plier l'affaire dès la 22e minute, d'une demi-volée surpuissante du droit passée tout près de la lucarne. Autre preuve qu'Ibra est bel et bien passé dans le camp rossonero : à la 65e minute, il ne s'est pas retenu en rentrant à toute vitesse dans Materazzi. Il n'a écopé pour le coup que d'un carton jaune, alors que le défenseur italien a fini à l'hopital, touché à la pommette suite à ce geste qui ressemblait à celui de Harald Schumacher sur Patrick Battiston au Mondial 1982.
L'Inter est à l'image de Benitez : perdueMais Ibra n'a pas été la seule attraction de la soirée à Giuseppe Meazza. Le match, sans atteindre des sommets au niveau technique, a été d'une intensité rare. C'était prévisible, puisque l'Inter n'avait pas le droit à l'erreur, et que l'AC Milan n'a pas réussi à inscrire le but du break. Les Rossoneri ont même été réduits à dix après l'exclusion d'Abate, pour un deuxième carton jaune suite à altercation avec Pandev (60e). Mais ils ont tenu le choc face à une formation intériste à l'image de son entraîneur : perdue. Même si elle comptait des absents de poids (Julio Cesar, Samuel, Maicon...), cette équipe n'avait rien à voir avec celle qui a réussi le triplé la saison dernière. Rafael Benitez, qui a fait rentrer Coutinho à la place d'Obi en première période, puis Pandev à la place de Milito à la pause, va forcément devoir rendre des comptes. L'Inter reste sur deux nuls et une défaite, et affiche un niveau de jeu affligeant. En supériorité numérique durant la dernière demi-heure, elle ne s'est créée aucune occasion digne de ce nom. Inquiétant.
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