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Match amical : Angleterre 1 - 2 France




Vainqueurs à Wembley, comme il y a onze ans, les Français ont séduit, puis résisté, et engrangé un 4e succès d'affilée

A Wembley, France bat Angleterre 2-1 (1-0). Temps pluvieux, pelouse en bon état. 85 495 spectateurs.
Arbitre : M. Bo Larsen (Danemark).
Buts pour l'Angleterre : Crouch (86e). Pour la France : Benzema (16e), Valbuena (55e).
Avertissement : Henderson (48e) pour l'Angleterre.
France : Lloris - Sagna (puis Réveillère 86e), Rami, Mexès (puis Sakho 46e), Abidal - Gourcuff (puis Hoarau 85e), M'vila, Nasri - Valbuena (puis A. Diarra 68e), Benzema (puis Rémy 67e), Malouda (puis Payet 77e).
Angleterre : Foster - Jagielka, Ferdinand (puis Richards 46e), Lescott, Gibbs (puis Warnock 72e) - Walcott (puis Johnson 46e), Henderson, Barry (puis Young 46e), Milner - Gerrard (puis Crouch 84e) - Carroll (puis Bothroyd 72e).


C'est une victoire probante, malgré un final un peu plus délicat, que les Bleus de Laurent Blanc, ont signée hier soir à Wembley. Le seul enjeu était de séduire, et de frapper un grand coup, et c'est ce qu'ils ont réussi, poursuivant ainsi leur série de quatre succès consécutifs depuis le 7 septembre dernier.
Ils étaient entrés dans leur match avec autorité, monopolisant le ballon et proposant quelques séquences de jeu à une touche de balle remarquables, et c'est sur l'une de ces actions toutes en toucher, que Karim Benzema avait conclu un une-deux avec Florent Malouda au cœur d'une surface de réparation où l'opposition était au garde-à-vous.
La frappe du gauche de Benzema, plus vif que Ferdinand, avait laissé Foster planté sur ses talons sur son côté fermé, et ouvert une voie pour les Bleus au terme du premier quart d'heure de jeu. Dans cette enceinte de Wembley où l'Angleterre n'a pas pour habitude de se laisser dicter une loi, autre que la sienne, ce but récompensait l'équipe la plus entreprenante, déjà dangereuse à deux reprises quelques minutes plus tôt, par Malouda et Gourcuff.
Le 4-3-3 à la française avec M'vila en pointe basse d'un milieu animé par Gourcuff et Nasri, trouvait sa vitesse de croisière, et les Anglais, privés de plusieurs cadres, en étaient réduits à subir et défendre. Seul un coup franc de Gerrard en début de match, bien stoppé par le nouveau capitaine bleu, Lloris, et deux ou trois bonnes réactions en fin de première période à un moment où les Bleus semblaient tomber dans la facilité, rappelèrent au public de Wembley qu'il y avait bien un match.
L'équipe de France avait atteint la pause avec la confirmation de ses progrès de l'automne, portée aussi par le renfort d'un Abidal vraiment en forme, et d'un Benzema convaincant sur chacune de ses initiatives.
De son côté, Fabio Capello, sélectionneur de l'Angleterre, n'attendait pas des miracles. Avec une équipe un peu trop expérimentale, il n'avait pas grand-chose à opposer à un rival mieux consolidé. Il opéra trois changements dès l'entame de la seconde période, pendant que Blanc permettait à Sakho, remplaçant Mexès, d'honorer sa première cape dans une enceinte mythique. Si le défenseur du PSG se distingua, en stoppant l'élan de Gerrard, pour une fois bien parti dans le dos de la défense des Bleus, ce sont les Français qui faisaient à nouveau trembler les filets à la 55e minute, par Valbuena d'une volée du plat du pied droit, sur un très bon centre de Sagna.
2-0 à Wembley, voilà qui rappelait une autre victoire des Bleus ici même il y a onze ans. Mais si les Bleus en ont fait encore leur jardin anglais hier soir - Nasri avait même trouvé le poteau sur un contre - la fin a été un peu plus compliquée. Marquée par les multiples changements, la partie faillit même leur échapper dans le dernier quart d'heure.
Crouch, à peine entré en jeu, avait réduit le score sur corner, et Wembley avait rugi de plaisir et d'espoir, mais il était trop tard. Les Bleus n'ont rien volé.

Résumé du Match :