
A l’instar de plusieurs championnats européens où les grosses écuries sont à la traîne, la Spor toto Süper Lig découvre la vie sans les leaders habituels. Déjà, lors des deux dernières saisons, deux équipes avaient déjoué les pronostics transformant quelque peu le paysage footballistique turc. Sivasspor et Bursaspor avaient respectivement terminé vice-champion et champion de Turquie, au nez et à la barbe des grosses cylindrées comme Fenerbahce, Galatasaray et Besiktas.
Cette année, le scénario est bien parti pour se reproduire, avec une dimension plus importante. En effet, à plus d’un tiers du championnat, ni Fenerbahce, ni Galatasaray, ni Besiktas ne figurent parmi les trois premiers. Si les dés sont déjà jetés pour Galatasaray, seulement dixième de la Spor toto Süper Lig avec treize points de retard sur le leader, Besiktas, à neuf points, et surtout Fenerbahce quatrième peuvent encore espérer limiter la casse.
Pourtant les trois équipes avaient misé gros sur le marché des transfert. Décidés à jouer dans la cour des grands sur la scène européenne, Fenerbahce a sorti le chéquier ; Niang et Dia en provenance de la Ligue 1, Yobo prêté par Everton, Stoch et plusieurs autres joueurs du championnat turc. Chez le rival Galatasaray, même idée : Misimovic, Insua, Cana, Pino et consorts débarquaient à Istanbul. Enfin, à Besiktas, Guti, Quaresma et Hilbert arrivaient des grands championnats européens.
Toutes ces arrivées étaient censées apporter sérénité et expérience. Mais le début de saison ne donne pas raison aux dirigeants des trois clubs. Fenerbahce patine à domicile (trois matchs nuls), est friable à l’extérieur (trois défaites) et ne bat pas ses concurrents directs : nuls face à Galatasaray, Besiktas, Bursaspor et défaites à Trabzonspor et Kayserispor. Galatasaray sombre de toutes parts (déjà six défaites dont trois à domicile face à des équipes réputées inférieures) tandis que Besiktas vient de perdre trois fois en un mois et demi.
Et quand les chats ne sont pas là, les souris dansent. Aujourd’hui, les supporters de Trabzonspor, Bursaspor et Kayserispor rigolent et consultent le classement chaque matin, comme pour être sûr qu’on ne leur a pas volé leur place pendant la nuit. Et dimanche, un candidat pourrait être éliminé définitivement : Galatasaray reçoit Besiktas. Malheur au vaincu…
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