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Valbuena, Couloir gauche Oblige


Buteur en Angleterre mercredi, Mathieu Valbuena s'épanouit sur le côté droit chez les Bleus. A Marseille, il va retrouver le couloir gauche, où Didier Deschamps a été contraint de l'installer

Il est encore perché sur son nuage. Là-haut, dans un ciel bleu. Mercredi, Mathieu Valbuena a marqué dans le temple du football. A Wembley, face à l'Angleterre (2-1). L'air de rien, le lutin marseillais devient un pion essentiel dans le dispositif de Laurent Blanc. En sélection, c'est à droite qu'il se fait peu à peu une place au soleil. Un côté où «il joue depuis un petit moment». A Marseille, Didier Deschamps l'a placé à gauche de son trident offensif. «Pour le bien de l'équipe». A vrai dire, l'entraîneur de l'OM n'a plus beaucoup d'alternatives depuis les départs de Mamadou Niang et d'Hatem Ben Arfa. «Mathieu a un peu plus de repères à droite, reconnaît DD. Mais je l'ai vu faire de bonnes choses à gauche.» Valbuena à gauche ? «C'est avant tout une question d'équilibre, nous confie Michel Hidalgo, manager du club phocéen de 1986 à 1991. Pour Deschamps, cette option lui permet d'aligner Loïc Rémy à droite et de laisser l'axe à André-Pierre Gignac.»

Courbis : «Pour moi, il est juste indispensable»

Sur le papier, l'ancien Libournais peut y trouver son compte. Ce positionnement élargit sa palette : rentrer à l'intérieur pour se mettre en position de frappe. Déborder pour centrer. Combiner avec Taïwo ou Heinze. Sur le terrain, ces principes tiennent plus du tableau noir. Au point qu'un certain scepticisme entoure désormais son positionnement. «Il est polyvalent et peut s'adapter à n'importe quel poste, nous répond Rolland Courbis, l'ancien coach de l'OM. A droite, à gauche, franchement, on s'en fout. Pour moi, il est juste indispensable.» «Il faut utiliser ses qualités de centre et de vivacité, reprend Hidalgo. Valbuena provoque beaucoup balle au pied. Il lui faut de l'espace pour s'exprimer.» L'intéressé reconnaît que «le coach donne ses consignes, mais nous laisse beaucoup de liberté offensivement, à condition que nous nous replacions défensivement».

Deschamps : «Je sais qu'il est meilleur dans l'axe»

Revers de la médaille : «Petit Vélo» a une fâcheuse tendance à dézoner. Comme à Lille (3-1), où son accélération plein axe avait amené le but de Loïc Rémy. «Sa qualité de dézoner ne doit pas devenir un défaut, insiste Deschamps. C'est quand il est le plus près de la surface et du but adverse qu'il est le plus intéressant. Il faut trouver un juste milieu.» L'international aux deux buts en sept sélections consent qu'il a «des repères et des automatismes à prendre». Même si, à gauche, il doit forcer sa nature. «Si vous lui demandez où il préfère jouer, je sais ce qu'il va répondre : dans l'axe. Moi, je sais qu'il est meilleur dans l'axe», reconnaissait Deschamps en début de semaine. Au nom de «l'équilibre» évoqué par Hidalgo, DD ne semble pas disposé à remettre en question son 4-3-3. A ses yeux, ce schéma, taillé sur mesure pour Lucho Gonzalez, lui offre davantage de garanties qu'un 4-4-2, avec un milieu en losange. «Valbuena derrière un duo Gignac-Rémy, c'est pourtant une option intéressante, relève Courbis. Ça pourrait développer la complicité entre Rémy et Gignac. Mais un tel dispositif suppose d'avoir une vraie sentinelle devant la défense, du profil d'un Alou Diarra.» Il est resté en Gironde. Au grand dam de Valbuena