De nouveau séléctionné en équipe de France pour le match amical face à l'Angleterre (17 novembre), l'attaquant de l'OM Mathieu Valbuena reconnaît avant la venue de Lens, samedi, qu'il doit se montrer encore plus décisif devant le but.
«Comment vous sentez-vous depuis le début de la saison que vous avez abordée avec un nouveau statut ?
Je me sens bien dans le jeu et dans ce groupe. Ensuite, je suis jugé sur le fait de marquer et d'être décisif et sur ce plan là, je peux faire beaucoup mieux. Le degré d'exigence est forcément plus important. Je suis là depuis 5 ans, on me demande plus. C'est positif car cela permet de progresser. Mais j'ai encore tout à prouver ! Etre en équipe de France me fait aussi beaucoup de bien.
Pensez-vous que le potentiel de l'OM est encore sous-exploité ?
C'est sûr. Il y a encore beaucoup de choses à peaufiner dans le jeu. Nos débuts de matches sont encore délicats. Mais quand on le veut, avec l'état d'esprit nécessaire que nous devons avoir tous les week-ends, nous sommes une grande équipe.
Les automatismes ne semblent pas encore au point, notamment en attaque...
C'est en effet offensivement qu'on attend beaucoup plus. Mais il y a eu des changements, avec les départs de +Mamad+ Niang et d'Hatem Ben Arfa. Les choses ne se font pas en un claquement de doigts. Mais cela commence à venir. Et même si nous ne sommes pas encore au mieux dans le jeu, nous restons en course en C1, en coupe de la Ligue et sommes bien placés en championnat.Deschamps estime que votre faculté à «dézoner» ne doit pas se transformer en inconvénient pour l'équipe. Qu'en pensez-vous ?
Le coach donne ses consignes, mais nous laisse beaucoup de liberté offensivement, à condition que nous nous replacions défensivement. Il apprécie que je "dézone", mais pas, comme j'ai tendance à le faire parfois, que je revienne trop bas récupérer les ballons ou que, lorsque j'évolue à gauche, j'aille trop côté droit où l'entente était bonne avec Lucho. Il m'a dit que je suis important pour l'équipe lorsqu'on vient me chercher dans les 30-40 derniers mètres. Je dois gérer ce positionnement, trouver le juste milieu.
Comment vous sentez-vous en équipe de France, après le triste épisode sud-africain auquel vous avez participé ?
Il n'était pas évident en effet de revenir après tous ces épisodes. Mais il y a aujourd'hui une reconstruction et je suis très fier d'y participer. Je gagne en expérience et maturité, et cela donne beaucoup de confiance ensuite en club. Il faut mettre l'épisode sud-africain de côté, même si c'est difficile pour les gens qui n'oublieront pas comme cela. Mais on voit des gens heureux au stade, et nous inversons cette situation progressivement. Entre joueurs, nous n'en parlons plus, nous oublions, en regardant devant. Nous ne pouvons rester là dessus. Nous ne pouvons pas faire pire ! La reconstruction est bien partie. La France a besoin de victoire, pour redevenir ce qu'elle était.
Tweet

