
Chaque jour, du lundi au vendredi, jusqu'au 6 décembre, date à laquelle seront révélés les trois finalistes du FIFA Ballon d'Or 2010, un invité de Francefootball.fr analyse cette course au trophée 2010. Après Bernard Lacombe, Jean Fernandez, Jimmy Briand ou encore Dimitri Payet, la parole est, aujourd'hui, donnée à l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, Didier Deschamps.
«Didier, que vous inspire cette liste des vingt-trois ?
Les Espagnols sont champions du monde après avoir été champions d'Europe en 2008 et la plupart d'entre eux jouent au Barça. Si on ajoute la qualité individuelle aux résultats, ce qui est le préalable pour être Ballon d'Or, ça me paraît normal qu'il y ait sept Espagnols dans la liste.
Et cinq Allemands ?
C'est bien pour eux. Mais une liste de vingt-trois, c'est comme une sélection. Tu en mets certains, mais c'est subjectif. Tout le monde sera d'accord pour une liste de quinze, mais après, les huit autres, c'est souvent différent.
Qui voyez-vous en haut de l'affiche du Ballon d'Or ?
Messi, par rapport à tout ce qu'il a fait. Même s'il n'est pas champion du monde, son talent pur reste exceptionnel. Il y a Samuel Eto'o, aussi toujours là, dont les résultats avec l'Inter Milan et l'influence qu'il y exerce sont impressionnants. Après, si on prend la Coupe du monde comme référence, il y a un match entre Xavi et Iniesta. Je n'oublie pas non plus Sneijder, très important dans son équipe, l'Inter, qui a gagné la Ligue des champions, et il a perdu la finale du Mondial avec les Pays-Bas... Allez : je pense que Messi va gagner.
Lors du gala du FIFA Ballon d'Or, le 10 janvier 2011, sera aussi remis le trophée d'entraîneur de l'année...
(Il rigole) Merci d'avoir pensé à moi ! Mais il y en a qui sont là et qui n'ont pas gagné une cacahuète ! Bon, par rapport à ce qu'il a réalisé, il y a Mourinho qui a fait le triplé avec l'Inter. Mais si on prend la Coupe du monde, la plus belle des consécrations, c'est forcément Vicente Del Bosque qui doit être élu.
Vous l'aimez bien, Mourinho ?
Il me rappelle de mauvais souvenirs. Ou des bons, c'est selon. Avec le temps... (Il fait référence à la finale de Ligue des champions 2004 perdue par Monaco, qu'il entraînait contre le Porto de Mourinho). C'est quelqu'un que j'aime bien, j'ai déjà eu l'occasion de parler travail avec lui. C'est toujours agréable et sympathique d'avoir avec lui de bonnes discussions.»
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